Les traitements du glaucome visent à ralentir et stabiliser l’évolution de la maladie. Le choix du traitement dépend du type de glaucome, de sa sévérité et de son évolution. Les traitements sont progressifs, si la prise en charge ne fonctionne pas on procède à une escalade thérapeutique entre les traitements en goutte (collyre), les traitements laser et la chirurgie.

iridotomie laser 1
Iridotomie périphérique pour traitement d’un glaucome étroit

Traitement médical

Le traitement médical s’effectue en première intention par la prescription de gouttes (collyres).

Traitement laser

Les traitements laser sont utilisés pour abaisser la pression intraoculaire en curatif ou préventif.

Traitement chirurgical

Les opérations du glaucome visent à diminuer la pression intraoculaire lorsque les traitements en goutte (collyres) et/ou laser sont insuffisants.

Objectif du traitement du glaucome

Le glaucome est une maladie chronique, c’est-à-dire que le patient vivra avec toute sa vie. L’ensemble des traitements visent à ralentir et stabiliser la maladie. L’objectif étant de stopper la dégradation du nerf optique et du champ visuel. Pour cela, il faut atteindre la pression intraoculaire (PIO) dite « cible« , en dessous de laquelle il n’y aura plus de dégradation du nerf optique.

Les traitements en collyre

Il s’agit du traitement de première intention et consiste en l’instillation régulière de collyres (gouttes) 1 à 2 fois par jour. Bien respecter la prescription médicale est essentiel pour l’équilibre du glaucome. Une irritation de l’œil ou des effets secondaires tels que la pousse excessive des cils ou encore une modification de la couleur des yeux peuvent être observés chez certains patients. Si ces effets se produisent, ils doivent conduire à revoir le traitement avec l’ophtalmologue lorsque cela est possible. Quatre types de collyres, dotés chacun de propriétés singulières, peuvent être administrés en monothérapie ou combinés les uns aux autres pour plus d’efficacité :

  • Bêtabloquants
  • Inhibiteurs de l’anhydrase carbonique
  • Alpha agonistes
  • Prostaglandines

Les traitements laser

Les lasers sont souvent utilisés en ophtalmologie. Ils en existent différents types pour des effets très différents. Quel que soit le laser utilisé, la procédure se réalise au cabinet et est quasiment indolore :

  • Iridotomie périphérique (IP) au laser YAG
    Employée pour les glaucomes à angle fermés
  • Trabéculoplastie sélective au laser (SLT)
    Employée comme alternative ou en complément aux collyres
  • Iridoplastie au laser Argon
    Employée dans de rares cas “d’iris plateau »

Les traitements chirurgicaux

Le traitement chirurgical du glaucome est réservé aux glaucomes qui évoluent malgré un traitement par collyres et lasers bien conduit. Le but de la chirurgie est d’abaisser davantage la pression de l’œil, il existe différentes procédures :

  • Chirurgies filtrantes : trabéculectomie et sclérectomie profonde
  • Implants « MIGS » : XEN®, Preserflo®, iStent®
  • Chirurgies de glaucomes avancés : cyclo affaiblissement, laser diode micropulsé, valve d’Ahmed

Questions fréquentes

Non, le glaucome ne peut pas être guéri. L’ensemble des traitements visent à ralentir et stopper l’évolution de la maladie. On peut toutefois vivre toute sa vie sans que la maladie n’évolue si celle-ci est stabilisée.

Le plus important est de mettre quotidiennement les collyres prescrits et d’oublier le moins possible leur instillation. En effet, les variations de la pression intraoculaire sont délétères pour le nerf optique et le champ visuel.

Par ailleurs, des études montrent qu’une alimentation équilibrée et une activité physique régulière aident à ralentir sa progression.

La pression intraoculaire est dite normale si elle est inférieure à 21mmhg (millimètres de mercure). Au-delà, il existe un risque accru de glaucome.

À l’heure actuelle aucune étude n’a montré d’effet du yoga oculaire dans le glaucome.

Il a été montré qu’une alimentation équilibrée riche en vitamines est bénéfique sur la préservation des fibres optiques et sur la dégradation du champ visuel.

Il n’y a pas d’aliments interdits ou à proscrire mais une consommation d’alcool importante et répétée est toxique pour le nerf optique. Par ailleurs, la caféine à forte dose augmente temporairement la pression intraoculaire.

Oui, le glaucome s’il n’est pas soigné ou pris en charge trop tardivement peut conduire à une perte totale de la vue d’un ou les deux yeux (cécité).

Heureusement, pris en charge à temps les cas de cécité restent rares.

Dans l’immense majorité des cas le glaucome est parfaitement asymptomatique jusqu’à un stade avancé. C’est pourquoi il est important de se faire dépister chez un ophtalmologue après 40 ans ou en cas d’antécédents familiaux de glaucome.

Rarement, en cas de pression très élevée l’œil peut être douloureux et la vision floue.

En cas de glaucome avancé et non soigné les premiers symptômes peuvent être une impression de rétrécissement du champ visuel et/ou une vision floue.

Le glaucome est une maladie multifactorielle. Il résulte d’une association d’âge, d’hérédité et de configuration anatomique de l’œil.

Plus rarement, le glaucome est lié à la prise prolongée de médicaments à base de cortisone (ou corticoïdes), on parle alors de glaucome cortisonique.

Parfois, le glaucome est lié à des maladies oculaires comme certaines maladies génétiques ou congénitales.

Le glaucome nécessite d’être opéré quand le champ visuel se dégrade ou que la pression reste insuffisamment contrôlée malgré un traitement par collyre maximal. Parfois, une intolérance majeure ou la contre-indication à certains collyres peut conduire à poser une indication chirurgicale.

Il n’y a pas à proprement parler de glaucome le plus grave. Cependant, les formes de glaucomes peuvent être plus ou moins sévères en fonction du patient et de l’âge de début de la maladie.

Le glaucome est une maladie multifactorielle c’est-à-dire qu’il n’y a pas une seule cause mais plusieurs qui aboutissent à la maladie. La tension intraoculaire est le principal facteur de risque de développer un glaucome, mais d’autres causes peuvent s’y ajouter comme la présence d’un syndrome d’apnée du sommeil ou une fragilité du nerf optique.

Les chirurgiens du glaucome de la communauté QualiDoc sont les ophtalmologues ayant élaboré le contenu du site internet dans cette spécialité. Afin de garantir la fiabilité du contenu médical proposé, l’adhésion des médecins-auteurs est conditionnée par la satisfaction des critères suivants :

  • Formation générale initiale : D.E.S. (diplôme d’étude spécialisé) en ophtalmologie
  • Diplôme complémentaire en chirurgie du glaucome ou apprentissage au cours de l’internat ou du post-internat adapté à la chirurgie du glaucome
  • Volume annuel d’interventions supérieur à 50 (année précédente ou moyenne sur 3 ans)
  • Taux de reprises chirurgicale dans l’année suivant l’opération <1%
  • Honoraires habituellement rencontrés en chirurgie réfractive pour la zone géographique considérée et le niveau de compétences
  • Compétences scientifiques : auteur référencé d’au moins un article sur le réseau Pubmed

Dr Louis Debillon

Auteur

Dr Louis Debillon

Le Dr Louis Debillon est chirurgien ophtalmologue à Paris. Il est spécialiste de la chirurgie de la cataracte, du glaucome et de la rétine
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