La choriorétinopathie séreuse centrale (CRSC) correspond à une accumulation de liquide sous la rétine centrale (macula). La présence d’une poche liquide au centre de la rétine entraîne la vision d’une bulle fixe déformée, une baisse de vision et une altération de la perception des couleurs. Le liquide provient d’une couche enveloppant la rétine : la choroïde. La CRSC évolue par poussée, la première survenant le plus souvent vers 30 ans, au décours d’une prise de corticoïdes ou d’un épisode de stress ou de fatigue. Le plus souvent, la poche de liquide disparaît en 3 mois sans traitement avec une excellente récupération visuelle. Plus rarement un traitement laser ou des injections intravitréennes sont nécessaires.

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CRSC – Choriorétinite séreuse centrale

La choriorétinite séreuse centrale dite CRSC en bref

  • Définition : poche de liquide sous la macula.
  • Noms : CRSC, choriorétinite ou choriorétinopathie séreuse centrale.
  • Symptômes : bulle fixe au centre de la vision, baisse d’acuité, trouble des couleurs.
  • Causes : corticoïdes, stress, toxiques (alcool, tabac, …), troubles du sommeil.
  • Évolution : poussée brutale puis résorption lente (mois).
  • Diagnostic : fond d’œil et OCT
  • Traitement : surveillance, parfois laser ou injection intraoculaire

Qu’est-ce que la CRSC ?

  • La choriorétinite séreuse centrale, dite CRSC est une maladie de la rétine centrale : la macula.
  • Une poche de liquide soulève la macula et déforme la vision.
  • Le patient perçoit une tache floue au centre de la vision.
  • Elle touche le plus souvent les hommes entre 30 et 50 ans.
  • La maladie est favorisée par le stress et la prise de corticoïdes.
  • Dans 90% des atteintes, le liquide part spontanément en 1 à 3 mois.
  • En l’absence de résorption, un traitement laser (photothérapie) ou des injections intravitréennes sont envisagés.
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CRSC

Symptômes

Les symptômes de la choriorétinopathie séreuse centrale peuvent être les suivants :

  • La vision centrale est déformée, atténuée ou floue.
  • Scotome : vision d’une tache sombre au centre de la vision.
  • Métamorphopsies : Les lignes droites peuvent sembler courbées, tordues ou irrégulières.
  • Anéiséconie : les objets peuvent sembler plus petits ou plus éloignés qu’ils ne le sont en réalité.
  • Dyschromatopsie : les couleurs blanches avoir une teinte brunâtre ou une couleur plus terne.

Causes et facteurs de risques

Certains facteurs déclenchant ou favorisants sont clairement établis :

  • Le stress est un facteur de risque majeur.
  • Les stéroïdes : corticoïdes oraux, injectés, en pommade ou inhalés.

Les autres facteurs de risque de CRSC sont les suivants :

  • Une infection à Helicobacter pylori (un type de bactérie qui peut infecter l’estomac)
  • Une maladie auto-immune (lorsque l’organisme attaque ses propres tissus)
  • Des troubles du sommeil comme l’insomnie (difficulté à s’endormir ou à rester endormi) ou l’apnée du sommeil (interruption de la respiration pendant le sommeil)
  • Le comportement de type A (comportement anxieux ou compétitif)
  • L’hypertension (pression artérielle élevée)
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Cortisone – Hormone du stress

Qui est concerné ?

Les hommes âgés de 30 à 50 ans sont plus susceptibles de développer une choriorétinite séreuse centrale que les femmes.

Diagnostic de la choriorétinite séreuse centrale

Le diagnostic de CRSC est réalisé par l’ophtalmologiste. Les examens permettant d’en réaliser le diagnostic clair sont :

  • Le fond d’œil après dilatation de la pupille retrouvant une poche de liquide sous la rétine.
  • L’OCT : la machine balaie l’arrière de l’œil et fournit des images tridimensionnelles détaillées de la rétine. Cela permet de mesurer l’épaisseur de la rétine et de détecter les gonflements de la rétine.
  • L’angiographie à la fluorescéine permet dans certains cas de réaliser les diagnostics difficiles et prendre certaines décisions thérapeutiques. Un colorant est injecté dans une veine du bras et diffuse dans tout le corps, y compris dans les yeux. Grâce à des photographies spéciales, le colorant orange montrera les zones atteintes de choriorétinopathie séreuse centrale.

Traitement de la choriorétinopathie séreuse centrale

  • La plupart des cas de choriorétinopathie séreuse centrale disparaissent en un à trois mois sans traitement.
  • Pendant cette période, votre ophtalmologue examinera votre œil pour voir si le liquide disparaît.
  • Parfois, il y a une perte de vision sévère ou la fuite ne disparaît pas.
  • Dans ces cas, un traitement au laser, une thérapie photodynamique, des injections intraoculaires ou des médicaments par voie orale peuvent être utilisés.
  • Ces traitements peuvent colmater la fuite et restaurer la vision.
injection intravitréenne ivt
Injection intravitréenne – IVT Source AAO

Évolution, récupération visuelle et pronostic

  • La plupart des personnes atteintes de choriorétinopathie séreuse centrale retrouvent une bonne vision même sans traitement.
  • Le liquide se résorbe progressivement en quelques mois.
  • Parfois la vision peut ne pas être aussi bonne qu’avant l’affection.
  • Environ la moitié des patients qui ont souffert d’une choriorétinopathie séreuse centrale souffriront d’une récidive.
  • Il est important d’effectuer des examens de suivi réguliers avec votre ophtalmologiste. En effet, l’accumulation de liquide à long terme peut entraîner une perte de vision permanente.
evolutions crsc résobtion du liquide
Résorption du liquide

Informations utiles et consentements

Consentement – Traitement laser de la rétine

Recommandations officielles émises par la SFO (société française d’ophtalmologie) concernant la photothérapie dynamique et les autres traitements laser de la rétine.
Dr Hugo Bourdon

Auteur

Dr Hugo Bourdon

Ophtalmologiste à Paris, le Dr Hugo Bourdon est spécialiste des interventions de cataracte, rétine, glaucome et de chirurgie réfractive. Il exerce au Centre Hospitalier National des 15/20.
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