La chirurgie ophtalmologique désigne l’ensemble des opérations pratiquées sur les yeux. Le chirurgien ophtalmologue peut intervenir sur le globe oculaire, les voies lacrymales, sur l’orbite ou encore les paupières. L’opération de la cataracte, particulièrement maîtrisée, est l’intervention la plus fréquemment pratiquée chaque année en France et dans le monde, toutes spécialités confondues. La chirurgie réfractive (opérations laser des yeux), est utilisée pour ne plus porter de lunettes. Les interventions de paupières (chirurgies, laser, injections) peuvent être réalisées à visée esthétique, réparatrice ou fonctionnelle. Elles sont pratiquées par les ophtalmologues et les chirurgiens plastiques. Les interventions de la rétine, du glaucome, du strabisme et de la cornée sont plus confidentielles, et le domaine d’hyper-spécialistes. Les opérations des yeux sont presque toujours effectuées en ambulatoire et sous anesthésie locale.

opération des yeux
L’orbite : globe oculaire et muscles oculomoteurs

Réfractive

Les opérations au laser pour ne plus porter de lunettes

Cataracte

L’opération de la cataracte est la plus pratiquée au monde

Rétine

Vitrectomie, laser et injections pour réparer la rétine

Paupières

Opérations, laser, botox et acide hyaluronique

Cornée

Greffes de cornée, lasers et anneaux intra-cornéens

Strabisme

Chirurgie du strabisme de l’adulte et de l’enfant

Glaucome

Le glaucome est une maladie de l’œil, souvent indolore et […]

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Une brève histoire de la chirurgie ophtalmologique et des opérations des yeux

La chirurgie et opérations des yeux datent de la nuit des temps…

Code d’Hammurabi : sanctions et rémunérations prévues pour le chirurgien des yeux

La première trace avérée de chirurgie oculaire remonte au code d’Hammurabi, fameux texte de loi mésopotamien, daté du 2ème millénaire avant notre ère. Les dispositions prévoient en effet une rémunération à celui qui opère les yeux :

« Si un médecin pratique une grande incision avec un bistouri et guérit, ou s’il ouvre une taie avec un bistouri et sauve l’œil, il doit recevoir dix shekels d’argent ».

En cas d’échec, les sanctions sont sévères :

« Si un médecin pratique une grande incision avec un bistouri et tue son malade, ou s’il ouvre une taie avec un bistouri et perd l’œil, on lui coupera les mains ».

La sentence est revue à la baisse en cas de mutilation d’un esclave, le chirurgien malheureux n’étant plus alors condamné que de dédommager à son propriétaire :

« la moitié de la valeur de l’esclave ».

Abaissement de la cataracte, une technique vieille de 2000 ans

Si de vieilles légendes grecques racontent que, lorsque la vue des chèvres baissait, celles-ci se rendaient dans un buisson et s’y frottaient les yeux afin qu’une épine les perfore et abaisse la cataracte dont elles souffraient, les premières descriptions authentiques d’un geste chirurgical véritable reviennent à Celce, encyclopédiste romain autour de l’an zéro. Il évoque les conditions de maturité d’une cataracte, les dispositions dans lesquelles se placer pour effectuer avec succès le geste, qu’il décrit en détail comme une recette infaillible.

Jacques Daviel : prémices d’une chirurgie de cataracte moderne

Il faudra cependant patienter jusqu’à la renaissance pour qu’une méthode plus actuelle d’opération de la cataracte émerge avec le français Jacques Daviel au 18ème siècle. Il met au point la technique d’extraction extra-capsulaire du cristallin, sans cesse perfectionnée depuis, jusqu’aux méthodes de phacoémulsification sûres d’aujourd’hui, élaborées dans les années 1990.

Chirurgie réfractive, des premiers pas en Russie

La chirurgie réfractive naît quant à elle dans la Russie des années 70, sous l’impulsion de Sviatoslav Fiodorov. Ce chirurgien aux vies multiples exhume les travaux d’un médecin japonais, le Dr Sato, qui avait entrepris, puis abandonné en raison d’expériences désastreuses, ses recherches sur le sujet durant l’entre-deux-guerres. Sviatoslav Fiodorov reprend et améliore sa méthode. Les années 80 verront l’apparition des premiers lasers et le LASIK émergera dans les années 90.

Quel spécialiste pratique la chirurgie ophtalmique ? Quelle est sa formation ?

L’ophtalmologue est le seul professionnel de santé habilité à pratiquer la chirurgie ophtalmologique. Il est médecin et chirurgien car l’ophtalmologie est une spécialité médico-chirurgicale, le spécialiste de cet organe étant chargé de traiter les pathologies tout à la fois médicales et chirurgicales, ce qui n’est pas le cas de tous les organes, cardiologues et chirurgiens cardiaques se partageant par exemple le soin du cœur.

Ophtalmologue, ophtalmologiste, oculiste… quelle différence ?

Aucune ! Ces terminologies désignent toutes le médecin spécialiste des yeux. Oculiste est une domination ancienne désormais inusitée. Ophtalmologue, ophtalmologiste peuvent être utilisés indifféremment et même celui d’ophtalmo ! Pour désigner la chirurgie, on peut utiliser les termes de chirurgie ophtalmologique ou chirurgie ophtalmique.

Et ophtalmologue, opticien, orthoptiste, optométriste…

Cette fois, il s’agit de quatre métiers bien distincts parmi lesquels, seul l’ophtalmologiste est médecin.

  • Orthoptiste
    Titulaire d’un certificat de capacité d’orthoptiste, l’orthoptiste exerce la spécialité de l’orthoptie. Il s’agit d’une profession paramédicale dont les rôles premiers sont d’explorer, dépister, rééduquer et réadapter les troubles de la fonction visuelle. Ces connaissances font de l’orthoptiste l’allié de choix de l’ophtalmologiste, avec qui il travaille de concert parfois au sein du même cabinet. L’orthoptiste assiste alors l’ophtalmologiste dans sa consultation, la prépare et participe à la réalisation des examens complémentaires. On parle de délégations de tâches, permettant un accroissement du temps médical : libéré de certaines contraintes, le médecin se concentre sur les tâches pour lesquelles sa valeur ajoutée est maximum.
  • Opticien-lunetier
    Titulaire d’un BTS opticien lunetier, l’opticien est le professionnel chargé de la vente et la confection des lunettes.
  • Optométriste
    Il s’agit d’une formation complémentaire proposée au opticiens-lunetiers pour parfaire leur savoir dans les métiers de l’optique. Largement reconnue à l’échelle mondiale, l’optométrie est confrontée à un problème de reconnaissance de diplôme en France.

Quelle formation pour pratiquer l’ophtalmologie ?

Médecin et chirurgien, l’ophtalmologiste est titulaire d’un D.E.S. (diplôme d’études spécialisées) en ophtalmologie délivré à l’issue de la validation de la thèse d’exercice en médecine après onze années d’études. La presque intégralité des ophtalmologistes poursuit son cursus durant deux années supplémentaires de « post-internat », période appelée « clinicat » ou « assistanat », durant laquelle le chirurgien exerce seul la chirurgie à l’hôpital.

Les ophtalmologues exercent-ils tous la chirurgie ?

Tous les ophtalmologues sont habilités à pratiquer la chirurgie. Cependant, du fait de leurs aptitudes, des hasards de leur formation ou plus simplement de leurs souhaits, certains privilégient la médecine à la chirurgie, ou bien l’inverse.

Existe-t-il des sous-spécialités au sein même de l’ophtalmologie ?

Si la chirurgie de la cataracte est pratiquée par une majorité des ophtalmologues exerçant la chirurgie, les autres opérations appartiennent à des « sous-spécialités » qui font l’objet de spécialisations propres. Chacun chirurgien maîtrise selon son cursus l’une ou l’autre, parfois plusieurs de ces sous-spécialités, au nombre de six :

Quelles sont les principales maladies et opérations des yeux ?

Les interventions ophtalmologiques se distinguent selon leur appartenance à différentes sous-spécialités.

Chirurgie réfractive

La chirurgie réfractive s’adresse aux patients myopes, hypermétropes, astigmatismes ou presbytes désireux de s’affranchir du port d’une correction optique (lunettes, lentilles…). Deux grands types d’approches existent. Les interventions au laser, de loin les plus fréquentes et les interventions par pose d’un implant intra-oculaire, réservées aux cas les plus délicats.

Interventions au laser :

Interventions par pose d’implant :

Chirurgie de la cataracte

Cette chirurgie s’adresse aux patients qui présentent une cataracte, dont l’origine peut être liée à l’âge (cortico-nucléaire) ou secondaire à une pathologie (diabète, prise de corticoïdes…). L’intervention est dite phacoémulsification du cristallin, procédure au cours de laquelle un implant est inséré pour remplacer le cristallin malade, qui est retiré au cours de la chirurgie. Cette intervention peut dans certains cas être proposée à visée réfractive (réduire la dépendance aux lunettes) chez des patients ne présentant pas de cataracte. La phacoémulsification du cristallin s’associe donc toujours à la mise en place d’un implant, qui peut être de trois types :

Chirurgie de la rétine

Certaines pathologies de la rétine, dont l’incidence de presque toutes est augmentée par l’existence d’une myopie, peuvent se voir proposer une intervention chirurgicale pour être traitées. C’est le cas du décollement de la rétine, pour lequel l’intervention doit être effectuée sans délai. Membranes épirétiniennes, trous maculaires, hémorragies du vitré et certaines complications du diabète s’opèrent également. Deux types d’opérations, selon la pathologie présentée, peuvent être discutés :

Des injections intravitréennes sont proposées dans le cas de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), d’occlusions veineuses de la rétine (OVCR), ou d’œdème maculaire lié à une rétinopathie diabétique ou encore en cas de néovaisseau du myope fort.

Chirurgie des paupières, du regard et des voies lacrymales

La chirurgie des paupières est intimement liée au regard. Cernées, elles donnent un air fatigué. Tombantes, l’air triste. Les rides du front, de la patte d’oie et du lion peuvent être atténuées par des injections esthétiques pour rajeunir le regard :

  • Injection d’acide hyaluronique
  • Injection de toxine botulique (botox)

Les pathologies de paupière telles que le dermatochalasis (excédent cutané masquant parfois la vue), le ptosis (chute de la paupière), l’entropion (enroulement de la paupière vers l’œil) ou encore l’ectropion (éversion de la paupière), s’opèrent par les techniques suivantes :

  • Blépharoplastie
  • Cure de ptosis
  • Cure d’entropion
  • Cure d’ectropion

L’exérèse de lésions superficielles peut s’effectuer au laser pour les plus petites. Si la chirurgie s’envisage, deux options seront proposées selon l’importance de la lésion et sa localisation :

  • Shaving superficiel
  • Résection de pleine épaisseur

Les chalazions, kystes méibomiens de la paupière proches de l’orgelet, peuvent bénéficier d’une incision chirurgicale en cas d’échec du traitement médical :

  • Incision chirurgicale du chalazion

Les pathologies des voies lacrymales quant à elles, selon la nature de la pathologie (dacryocystocèle, imperforation chez l’enfant ou encore sécheresse oculaire) peuvent bénéficier des prises en charge suivantes :

  • Sondage des voies lacrymales
  • Pose d’un bouchon méatique
  • Dacryocystorhinostomie

Chirurgie du glaucome

La chirurgie du glaucome s’adresse aux patients souffrant d’un glaucome évolutif malgré un traitement maximum. Il s’agit d’une chirurgie difficile pour laquelle différentes méthodes sont proposées selon le type et le stade de la maladie :

  • Chirurgie filtrante par trabéculectomie
  • Chirurgie filtrante par sclérectomie profonde non perforante (SPNP)
  • Pose d’une valve d’Ahmed
  • Cyclodestruction des corps ciliaires par laser diode ou cryothérapie

À ces options classiques, s’ajoutent pour les glaucomes les mieux contrôlés deux alternatives récentes moins invasives :

  • Implantation d’un iStent au cours d’une chirurgie de la cataracte
  • Implantation d’un implant Xen ou MicroShunt

Chirurgie du strabisme

La déviation oculaire, lorsqu’elle survient, peut être précoce ou acquise, divergente ou convergente, associée ou non à un syndrome V, A, alphabétique… La chirurgie s’adresse aux adultes et aux enfants (à partir de l’âge de 4 à 6 ans) en souffrant et ayant suivi un traitement médical bien conduit. Il s’agit désormais presque exclusivement d’une chirurgie « mini-invasive », en raison d’incisions de tailles réduites. Les principales options thérapeutiques offertes sont les suivantes :

  • Recul musculaire
  • Raccourcissement musculaire (par résection ou plicature)
  • Injection de toxine botulique (chez l’enfant principalement)

Chirurgie de la cornée

La chirurgie de la cornée concerne toute opération touchant à cet organe. La chirurgie réfractive en constitue une banche, lorsqu’elle est effectuée au laser. Les autres interventions de la cornée, concernent notamment le traitement du kératocône, de l’herpes oculaire, des dystrophies de cornée et de toute maladie de la cornée. Les principales branches de la chirurgie de la cornée sont :

  • Greffes de cornée (transifixante, lamellaire)
  • Photokératectomie thérapeutique
  • Cross Linking

Segment antérieur et postérieur, quelle différence ?

Le globe oculaire est classiquement séparé par un plan vertical délimité par le cristallin, marquant la frontière entre le segment antérieur constitué du tiers antérieur de l’œil et le segment postérieur, constitué des 2/3 postérieurs de l’œil.

  • Segment antérieur : il est constitué de la cornée, de la chambre antérieure, des corps ciliaires et du cristallin.
  • Segment postérieur : il est constitué du vitré et de la rétine.
segment antérieur et postérieur de l'oeil
Segment antérieur et postérieur

Opérations des yeux et laser : est-ce la même chose ?

Non ! Si certaines opérations comme les opérations de chirurgie réfractive ont presque systématiquement recours aux lasers, bien des opérations des yeux n’en utilisent aucun, comme l’opération de la cataracte qui emploie des ultrasons, les opérations de la rétine qui utilisent des micro-instruments ou encore les opérations de la paupière qui utilisent un bistouri classique. Par ailleurs, de nombreuses applications du laser en ophtalmologie trouvent leur place hors du bloc opératoire, en consultation, comme le traitement des déchirures de la rétine, de la rétinopathie diabétique ou encore des cataractes secondaires. Le laser est ainsi un terme générique désignant des longueurs d’onde dont les applications sont aussi variées qu’il en existe: laser excimer, femtoseconde, YAG, SLT, argon, diode…

Chirurgie réfractive et laser

Les interventions classiquement évoquées lorsqu’il est question d’opération des yeux au laser sont celles de chirurgie réfractive, telles que le LASIK, la PKR ou encore le ReLEx / SMILE. Les lasers, excimer et/ou femtoseconde, constituent l’élément central quasi exclusif de ces procédures.

Opération de la cataracte et laser

L’opération de la cataracte, contrairement à une idée assez largement répandue, ne s’effectue pas au moyen laser, mais d’ultrasons. La confusion est entretenue par l’avènement d’une méthode récente, dite « femto-cataracte » recourant au laser femtoseconde. Sa supériorité est débattue et elle demeure très confidentielle. Ajoutons enfin qu’au décours d’une chirurgie de la cataracte, un laser « YAG » peut parfois être réalisé en consultation pour « nettoyer » l’implant s’il se salit avec le temps. Il s’agit d’une capsulotomie.

Opérations des paupières et laser

Si certaines lésions de paupière se brûlent effectivement au laser argon en consultation, la chirurgie des paupières s’effectue plus largement de façon conventionnelle à l’aide d’outils classiques : pinces, sutures et bistouris habituels.

Opérations de la rétine et laser

Pour traiter un décollement de la rétine, un temps opératoire consiste à appliquer du laser argon pour la recoller. Ce même laser est également utilisé en consultation pour traiter une déchirure de la rétine.

Opérations du glaucome et laser

Citons enfin la chirurgie du glaucome qui, dans les cas les plus sévères, peut procéder à l’application d’un laser diode sur les corps ciliaires.  En consultation, laser SLT et YAG (iridotomie périphérique), sont des adjuvants précieux aux collyres, parfois indiqués en complément selon la nature et le stade de la maladie.

Les opérations des yeux se déroulent-elles toujours en ambulatoire ?

Le séjour pour une opération ophtalmologique est le plus souvent de deux types.

Externe

Les opérations telles que les chirurgies réfractives au laser, les incisions de chalazion ou les injections intravitréennes, s’effectuent le plus souvent en « externe ». Il s’agit d’un séjour au cours duquel, contrairement à la chirurgie ambulatoire, aucun lit n’est prévu. Le patient se présente sur ses deux jambes, il n’est pas nécessaire d’être à jeun, et repart aussitôt l’intervention terminée.

Ambulatoire

La chirurgie ambulatoire est la norme en ophtalmologie. L’ophtalmologie a même été la figure de proue du mouvement vers l’ambulatoire. En dehors des cas précédents, presque toutes les chirurgies, depuis la cataracte, en passant par les interventions de rétine, de paupière, de glaucome ou de strabisme, peuvent s’effectuer en ambulatoire. Dans ce cas, tout se passe sur une demi-journée, le patient étant autorisé à retourner dormir chez lui après la chirurgie.

Hospitalisation

Dans de rares cas de chirurgies anormalement lourdes, d’horaires tardifs, de patients au terrain fragile ou difficilement accompagnés, une hospitalisation peut s’envisager. Elle demeure exceptionnelle.

Quelle anesthésie pour une chirurgie des yeux ?

La chirurgie des yeux est-elle douloureuse ? L’intervention en elle-même : non ! L’anesthésie étant délivrée pour dissiper toute sensation désagréable au moment de l’opération dont on garde tout au plus un souvenir impressionné. Pour ce qui concerne les suites opératoires, elles sont rarement douloureuses, mais tout dépend du geste considéré. Le LASIK par exemple, et l’intervention de la cataracte, sont absolument indolores y compris après l’intervention. Les interventions de rétine, pour leur part, laissent quelques jours de rougeur et d »œdème sensibles. D’autres interventions, comme la PKR à visée réfractive, présentent la particularité de s’associer systématiquement à des douleurs assez importantes durant deux à trois jours. Trois types d’anesthésie principales sont utilisées en ophtalmologie :

L’anesthésie locale

Il peut s’agir de collyres dans le cas d’interventions de la cataracte ou de laser rétractifs, ou bien d’une injection locale d’anesthésiant dans le cas d’une chirurgie de paupière.

L’anesthésie locorégionale

L’anesthésie locorégionale consiste à anesthésier le plexus nerveux du territoire opéré. Elle s’effectue à l’aide d’une aiguille. Selon la méthode employée, il peut s’agir d’une anesthésie peribulbaire, caronculaire ou sous-ténonienne.

Anesthésie générale

Elle est exceptionnelle en ophtalmologie.

Qui sont les chirurgiens ophtalmologues de la communauté QualiDoc ?

Les ophtalmologues de la communauté QualiDoc sont les auteurs ayant élaboré le contenu du site internet dans leur propre discipline. Afin de garantir la fiabilité du contenu médical proposé, l’adhésion des médecins auteurs est conditionnée par la satisfaction des critères de qualité suivants. L’approbation, permettant de proposer des articles d’information médicale sur le site et de figurer dans l’annuaire, est accordée pour une sous-spécialité chirurgicale donnée.

  • Formation générale initiale : D.E.S. (diplôme d’étude spécialisé) en ophtalmologie
  • Formation complémentaire et apprentissage de terrain adaptés à la sous-spécialité considérée
  • Volume d’interventions annuel adapté à la sous-spécialité considérée
  • Taux de reprises chirurgicales annuel dans les moyennes de la sous-spécialité considérée
  • Honoraires habituellement rencontrés pour l’intervention considérée, la zone géographique et le niveau de compétences
  • Compétences scientifiques : auteur référencé d’au moins un article sur le réseau Pubmed

Comment trouver le meilleur chirurgien ophtalmologue, bon et compétent ?

Il n’existe malheureusement pas de réponse toute faite à cette question, l’exercice de la chirurgie résultant de nombreux facteurs, liés à l’expérience, à l’apprentissage et au caractère, qu’il paraît difficile de réduire à une note, un classement ou un simple benchmark. Qu’appeler un bon ophtalmologue ? Le plus gentil ? Le plus sincère ? Le plus intègre ? Le plus compétent médicalement ? Chirurgicalement ? Comment dès lors, mesurer les capacités chirurgicales quand même entre eux, les ophtalmologues seraient bien incapables de répondre à une pareille question ? Il est trop facile de confondre amabilité et compétences.

Pour figurer sur l’annuaire Qualidoc et devenir membre de la communauté, les membres doivent répondre à des critères spécifiques examinés par le comité scientifique de la communauté :

Questions fréquentes

L’ophtalmologue est le médecin dont la spécialité est de diagnostiquer, traiter et prendre en charge les maladies de l’oeil. L’ophtalmologie est une spécialité médico-chirurgicale. Ophtalmologue, ophtalmologiste et oculiste sont des synonymes.

L’ophtalmologie étant une spécialité médico-chirurgicale, certains ophtalmologues pratiquent des opérations des yeux et d’autres pas. Par le passé, deux voies distinguaient les ophtalmologues médicaux (C.E.S.) et les ophtalmologues chirurgiens (D.E.S.). Aujourd’hui, tous les ophtalmologues suivent un parcours donnant accès à un diplôme d’études spécialisé et à la pratique de la chirurgie. Chacun fait le choix d’une ou plusieurs sous-spécialités chirurgicales.

Titulaire d’un certificat de capacité d’orthoptiste, l’orthoptiste exerce la spécialité de l’orthoptie. Il s’agit d’une profession paramédicale dont les rôles premiers sont d’explorer, dépister, rééduquer et réadapter les troubles de la fonction visuelle. Ces connaissances font de l’orthoptiste l’allié de choix de l’ophtalmologiste, avec qui il travaille de concert parfois au sein du même cabinet. L’orthoptiste assiste alors l’ophtalmologiste dans sa consultation, la prépare et participe à la réalisation des examens complémentaires. On parle de délégations de tâches, permettant un accroissement du temps médical : libéré de certaines contraintes, le médecin se concentre sur les tâches pour lesquelles sa valeur ajoutée est maximum.

Il s’agit d’une formation complémentaire proposée au opticiens-lunetiers pour parfaire leur savoir dans les métiers de l’optique. Largement reconnue à l’échelle mondiale, l’optométrie est confrontée à un problème de reconnaissance de diplôme en France.

Titulaire d’un BTS opticien lunetier, l’opticien est le professionnel chargé de la vente et la confection des lunettes.

La chirurgie ophtalmologique et le laser entretiennent des relations entremêlées qui parfois sèment la confusion et méritent quelques éclaircissements. Il s’agit d’abord de comprendre que laser est un terme générique désignant des longueurs d’onde dont les applications sont aussi variées qu’il en existe. En ophtalmologie, on peut par exemple citer les lasers excimer, femtoseconde, YAG, SLT, argon, diode…

  • Chirurgie réfractive : les interventions classiquement évoquées lorsqu’il est question d’opération des yeux au laser sont celles de chirurgie réfractive, telles que le LASIK, la PKR ou encore le ReLEx / SMILE. Les lasers, excimer et/ou femtoseconde, constituent l’élément central quasi exclusif de ces procédures.
  • Chirurgie de la cataracte : l’opération de la cataracte, contrairement à une idée assez largement répandue, ne s’effectue pas au moyen laser, mais d’ultrasons. La confusion est entretenue par l’avènement d’une méthode récente, dite « femto-cataracte » recourant au laser femtoseconde. Sa supériorité est débattue et elle demeure très confidentielle. Ajoutons enfin qu’au décours d’une chirurgie de la cataracte, un laser « YAG » peut parfois être réalisé en consultation pour « nettoyer » l’implant s’il se salit avec le temps. Il s’agit d’une capsulotomie.
  • Chirurgie des paupières : si certaines lésions de paupière se brûlent effectivement au laser argon en consultation, la chirurgie des paupières s’effectue plus largement de façon conventionnelle à l’aide d’outils classiques : pinces, sutures et bistouris habituels.
  • Chirurgie de la rétine : pour traiter un décollement de la rétine, un temps opératoire consiste à appliquer du laser argon pour la recoller. Ce même laser est également utilisé en consultation pour traiter une déchirure de la rétine.
  • Chirurgie du glaucome : citons enfin la chirurgie du glaucome qui, dans les cas les plus sévères, peut procéder à l’application d’un laser diode sur les corps ciliaires.  En consultation, laser SLT et YAG (iridotomie périphérique), sont des adjuvants précieux aux collyres, parfois indiqués en complément selon la nature et le stade de la maladie.

Le terme d’opérations des yeux désigne l’ensemble des opérations pratiquées par un ophtalmologue (réfractive, cataracte, glaucome, décollement de rétine…). Le terme d’opération des yeux au laser fait quant à lui plutôt référence à la chirurgie réfractive, pour ne plus porter de lunettes. Les opérations des yeux au laser constituent donc un sous-ensemble des opérations des yeux.

C’est pareil ! Le terme d’opération des yeux est une expression générique qui désigne l’ensemble des chirurgies pratiquées par un ophtalmologue. La chirurgie réfractive et les opérations des yeux au laser constituent un sous-ensemble de ces deux expressions.

Bien heureusement, en règle générale, non ! Mais tout dépend de l’intervention subie.

  • Les chirurgies de cataracte, les chirurgies réfractives telles que le LASIK et une majorité d’interventions sont absolument indolores pendant le geste et après.
  • Les autres ne sont jamais douloureuses durant la chirurgie, mais peuvent l’être en post-opératoire. C’est le cas des interventions de rétine par exemple, qui laisseront un certain inconfort durant quelques jours, ainsi que de la PKR (photokératectomie réfractive), chirurgie réfractive pourvoyeuse de douleurs durant 48 heures environ. Des antalgiques sont proposés pour réduire leur intensité.

Là encore, tout dépend de la chirurgie considérée.

  • Certaines interventions liées à des pathologies, telles que l’opération de la cataracte ou celle d’un décollement de la rétine, sont prises en charge par la sécurité sociale. Le ticket modérateur et un éventuel complément d’honoraires, constitueront le reste à charge, supporté ou non par votre mutuelle.
  • Les interventions de chirurgie réfractive et de paupière telles que les blépharoplasties sont considérées appartenir à la chirurgie esthétique. La sécurité sociale ne prévoit aucune prise en charge les concernant, la facture revenant intégralement à la charge du patient. Certaines mutuelles peuvent participer financièrement de façon partielle ou bien même dans certains cas, intégralement.

Vous recherchez un chirurgien ophtalmologue de confiance proche de chez vous pour une opération des yeux ? QualiDoc propose une mise en relation avec les ophtalmologues chirurgiens rédacteurs membres de la communauté, à proximité de chez vous pour obtenir un avis rapide et bénéficier d’une intervention si besoin.

Comment obtenir rapidement un rendez-vous avec un chirurgien ophtalmologue ?

Les chirurgiens ophtalmologues rédacteurs de la communauté Qualidoc vous reçoivent dans leur établissement, cabinet, centre, hôpital ou clinique partout en France pour une consultation pré-opératoire ou un bilan en vue d’une opération des yeux. Prenez rendez-vous pour obtenir un avis médical ou chirurgical rapidement.

Dr Romain Jaillant

Auteur

Dr Romain Jaillant

Ophtalmologiste à Paris, le Dr Jaillant est spécialiste des interventions de cataracte, rétine et de chirurgie réfractive. Il exerce au Centre Ophtalmologique Paris 17 - SOS Oeil.
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